- lundi, 26 janvier 2026
- Mouvement & fluidité
Il existe des pratiques qui ne cherchent ni la prouesse, ni l’exploit.
Des pratiques où le mouvement n’est pas là pour dépasser, mais pour habiter le corps autrement.
Le taïso fait partie de celles-là.
Souvent discret, parfois méconnu, il propose une manière de bouger simple, progressive, attentive — particulièrement adaptée à la sortie de l’hiver.
D’où vient le taïso ?
Le taïso est une pratique d’origine japonaise.
Son nom vient de tai (le corps) et so (préparer, harmoniser).
À l’origine, il a été développé comme préparation corporelle pour les arts martiaux, notamment le ju-jutsu.
Mais très vite, il a dépassé ce cadre : le taïso s’est affirmé comme une discipline à part entière, ouverte à tous, sans condition d’âge ni de niveau.
Son intention n’est pas de combattre, mais de préserver le corps, d’en entretenir la mobilité et la disponibilité.
Une pratique sans recherche de performance
Contrairement à beaucoup d’activités physiques, le taïso ne vise pas :
- la vitesse,
- la force maximale,
- la répétition intensive.
Il s’appuie sur :
- des mouvements lents ou modérés,
- une attention portée à la respiration,
- le respect des limites du jour.
Dans cette approche, le corps n’est pas un outil à pousser, mais un partenaire à écouter.
Les grandes caractéristiques du taïso
Le taïso combine plusieurs dimensions simples :
- Mobilisation articulaire douce
Pour redonner de l’amplitude, sans aller en butée. - Travail de l’équilibre
Pour affiner la stabilité, souvent mise à mal par la fatigue ou le stress. - Renforcement musculaire
Sans charge lourde, avec le poids du corps. - Respiration consciente
Toujours associée au mouvement, jamais dissociée. - Etirements
Gagner en souplesse.
Les exercices variés font travailler l’ensemble du corps et permettent de dynamiser la circulation sanguine et lymphatique. L’ensemble crée une sensation de fluidité plutôt que d’effort.
À quoi ressemble une séance de taïso ?
Une séance commence généralement par un temps de mise en route :
prendre appui dans les pieds, relâcher les épaules, retrouver une respiration calme.
Les mouvements sont souvent :
- circulaires,
- amples mais contrôlés,
- enchaînés sans brusquerie.
Les cours sont chaque fois différents en fonction des exercices, parfois toniques, parfois plus axés sur la souplesse. Il n’y a pas de modèle à imiter parfaitement.
Chacun ajuste selon ses sensations.
Exemples de mouvements simples
Voici quelques gestes typiques, accessibles à tous :
- rotations lentes des épaules et des bras,
- mobilisations douces de la colonne vertébrale,
- transferts de poids d’un pied à l’autre,
- flexions légères associées à l’expiration.
Ces mouvements ne cherchent pas à étirer fortement, mais à réveiller la circulation et la coordination.
