Osteopathe Patrick Kuhn

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Finir l’année sans se crisper

Il y a, en décembre, une tension discrète.
Comme si l’année devait se refermer proprement, sans débordement, sans reste.
Les agendas se remplissent, les corps accélèrent encore, alors même que la lumière décline. Pourtant, la saison raconte autre chose.
L’hiver n’est pas un sprint final. Il est un seuil.

Quand l’année se termine dans le corps

En fin d’année, le corps montre souvent des signes simples : fatigue plus lourde, sommeil fragmenté, raideurs diffuses, respiration plus courte.
Rien de spectaculaire. Mais une sensation de densité, comme si tout demandait plus d’effort.

Dans une lecture inspirée de la médecine chinoise, l’hiver est associé à la réserve, à ce qui se concentre en profondeur.
L’énergie n’est pas faite pour circuler vers l’extérieur, mais pour se rassembler.
Forcer l’allure à ce moment-là peut créer un décalage : le mental accélère, le corps freine.

Cette année, marquée par le Serpent de Bois, renforce cette invitation. Le Serpent avance lentement, avec économie et précision. Il ne gaspille pas. Il observe avant d’agir. Une symbolique qui s’accorde peu avec la précipitation de fin décembre.

La crispation n’est pas un manque de volonté

Se crisper pour “tenir jusqu’au bout” est souvent interprété comme une nécessité.
Mais cette tension n’est pas un défaut. Elle est un signal.

Elle peut dire :

  • qu’il n’y a plus assez de récupération,
  • que les marges sont réduites,
  • que le corps cherche à préserver ce qui reste.

L’ostéopathie observe fréquemment, à cette période, des compensations silencieuses : épaules hautes, dos moins mobile, mâchoire serrée, respiration superficielle.
Non pas parce que le corps “lâche”, mais parce qu’il s’adapte.

Finir n’est pas forcément conclure

Clôturer une année ne demande pas toujours un bilan, ni un effort supplémentaire.
Parfois, il s’agit simplement de cesser d’ajouter.

L’hiver invite à laisser certaines choses inachevées, en suspens.
Ce qui doit mûrir peut le faire dans le temps, sans pression immédiate.

Dans les rythmes naturels, il n’y a pas de ligne d’arrivée nette. Il y a des transitions.

Mini-rituel : relâcher la fin de journée (3–5 minutes)

En fin de journée, avant le coucher :

  1. Asseyez-vous ou allongez-vous confortablement.
  2. Posez une main sur le bas du ventre, l’autre sur la poitrine.
  3. Inspirez calmement par le nez.
  4. Expirez un peu plus longtemps, comme si vous laissiez tomber le poids de la journée.
  5. Répétez pendant 3 à 5 minutes, sans chercher à “bien faire”.

Ce geste simple aide à signaler au corps que l’effort peut s’arrêter, au moins pour aujourd’hui.

Quand consulter

Il est recommandé de demander un avis médical en cas de douleur brutale ou inhabituelle, de fièvre, de perte de force, d’engourdissements persistants, de douleur nocturne intense ou si l’état général se dégrade rapidement.

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QUESTIONS
FRÉQUENTES

Parce que les besoins changent avec la saison. Ce qui était soutenable à l’automne peut devenir coûteux en hiver.

Oui. L’hiver est un temps de retrait naturel. Le ralentissement n’est pas un échec, mais un ajustement.

Pas nécessairement. L’enjeu est surtout d’équilibrer : alterner moments sollicitants et véritables temps de pause.

Elle peut entretenir des tensions existantes. Lorsqu’elle dure, le corps compense, ce qui peut rendre certaines zones plus sensibles.

En allégeant les attentes, en réduisant le superflu, et en acceptant que tout ne soit pas “bouclé”.

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