Osteopathe Patrick Kuhn

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Commencer l’année sans forcer l’élan

Le mois de janvier arrive souvent chargé d’attentes et de résolutions.
Nouvelle année, nouveau départ. L’idée qu’il faudrait repartir vite, combler un retard, se remettre en mouvement sans attendre.

Pourtant, le corps n’a pas toujours tourné la page. Il n’est pas spontanément prêt pour un changement radical.
Il est encore dans un temps hivernal, un temps de ressourcement et d’ajustement progressif, davantage que dans la rupture ou l’accélération.

Commencer l’année sans forcer, c’est accepter ce léger décalage.
C’est reconnaître que le corps ne suit pas toujours le même rythme que le calendrier.

LE CORPS N’EST PAS SUR LE MÊME CALENDRIER

Le 1er janvier marque un changement symbolique fort, mais il ne modifie pas instantanément les rythmes internes.
La lumière reste basse, le froid est encore présent, et l’énergie du corps est tournée vers la profondeur et la conservation.

Dans une lecture inspirée de la médecine chinoise, l’hiver correspond à un temps de réserve. Le Rein y est considéré comme l’« Empereur » : il représente la batterie du corps et le siège de l’énergie vitale.
Le soutenir durant cette période participe au renforcement des défenses immunitaires et de la capacité d’adaptation globale.

FORCER L’ÉLAN CRÉE SOUVENT DE LA RÉSISTANCE

De nombreuses tensions observées en début d’année naissent de ce décalage entre les attentes et les capacités réelles du corps :

  • vouloir reprendre « à fond »,
  • multiplier les décisions et les objectifs,
  • demander au corps une énergie qu’il n’a pas encore rendue disponible.

Cette pression peut se manifester par :

  • une fatigue persistante,
  • des douleurs diffuses ou inhabituelles,
  • une agitation mentale sans réel sentiment d’élan.

Le corps ne refuse pas d’avancer.
Il demande simplement que le rythme soit respecté.

COMMENCER, CE N’EST PAS ACCÉLÉRER

Un début d’année peut être discret.
Il peut ressembler à un échauffement plutôt qu’à une impulsion.

Commencer, en janvier, c’est parfois :

  • simplifier plutôt qu’ajouter,
  • consolider plutôt que projeter,
  • écouter ce qui est déjà présent.

L’élan viendra. Souvent, il s’installe progressivement au printemps, avec l’énergie du « Bois » dans le cycle des cinq éléments de la médecine chinoise.

CONSEILS : RESTER ENCORE UN PEU AU CHAUD ET AU CALME

Quelques repères simples pour accompagner ce temps hivernal :

  • se ménager, se coucher un peu plus tôt et se lever légèrement plus tard,
  • réduire la charge de travail et les activités sportives intensives,
  • avoir une activité sexuelle plus modérée,
  • s’accorder du repos, rentrer chez soi et « en soi » pour faire le bilan de l’année écoulée et préparer la suivante,
  • maintenir le corps au chaud, le froid étant fréquemment impliqué dans les pathologies saisonnières (rhumes, grippes, gastro-entérites) mais aussi dans certaines douleurs articulaires ou rhumatismales.

Quand consulter

Un avis médical est recommandé en cas de fatigue intense et persistante, de douleurs inhabituelles, de troubles sévères du sommeil, de symptômes neurologiques ou si l’état général se dégrade malgré le repos.

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QUESTIONS
FRÉQUENTES

Oui. Le corps est encore dans un temps hivernal. L’élan n’est pas absent, il est en préparation.

Non. Il peut être utile de les laisser mûrir avant de les activer pleinement.

Parce que le rythme interne ne suit pas toujours le calendrier social.

En reconnaissant que ralentir fait partie du mouvement global, et non d’un recul.

Souvent progressivement, à mesure que la lumière augmente et que les rythmes se réajustent.

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