- lundi, 22 décembre 2025
- Le vivant & l’environnement
L’hiver arrive rarement d’un seul coup.
Il s’installe par petites touches : une lumière plus basse, un air plus sec, des silences plus longs.
Le corps, lui, le sait souvent avant nous.
Alors que l’extérieur se fige, quelque chose invite à rentrer. Pas seulement chez soi, mais à l’intérieur de soi.
Le froid n’est pas qu’une température
Quand le froid s’installe, le corps ajuste ses priorités.
La circulation se fait plus profonde, les extrémités se refroidissent plus vite, l’élan vers l’extérieur diminue.
Dans l’approche inspirée de la médecine chinoise, l’hiver est la saison du retrait, de la conservation, de ce qui se protège.
L’énergie n’est pas faite pour se disperser, mais pour se rassembler, comme une graine sous la terre.
Si l’on observe la nature, tout ralentit et se met au repos. Les journées sont plus courtes, propices à rentrer chez soi plus tôt, manger chaud et de manière mesurée pour se coucher avant 22h30. L’hiver nous invite à nous ressourcer avant le prochain cycle.
Quand l’environnement influence le corps
Le froid, la lumière réduite, l’humidité, le bruit des fêtes ou au contraire leur absence : tout cela façonne notre état intérieur.
Certaines personnes se sentent plus lentes, d’autres plus sensibles, parfois plus isolées.
Ce ne sont pas des fragilités. Ce sont des réponses au milieu.
En ostéopathie, on observe souvent en hiver :
- une respiration plus haute,
- des épaules qui montent pour se protéger,
- un dos qui perd un peu de souplesse,
- une fatigue qui s’installe sans cause précise.
Le corps dialogue en permanence avec ce qui l’entoure. Il n’est jamais séparé du climat, de la lumière, du rythme ambiant.
Rentrer dedans n’est pas s’éteindre
Se tourner vers l’intérieur n’est pas renoncer.
C’est parfois préserver ce qui doit durer.
L’hiver n’est pas une parenthèse inutile : c’est un temps de maturation silencieuse.
Forcer l’ouverture, l’exposition, l’agitation peut créer un décalage entre ce que l’environnement demande et ce que le corps peut offrir.
Accepter ce mouvement vers le dedans, c’est souvent retrouver une forme de stabilité.
Mini-rituel : créer un dedans protecteur (3–5 minutes)
À la tombée du jour :
- Éteignez une source de lumière vive.
- Installez-vous dans un espace calme, même simple.
- Enroulez-vous légèrement (châle, couverture, bras autour du buste).
- Respirez lentement, en laissant le ventre se détendre à l’expiration.
- Restez ainsi quelques minutes, sans objectif.
Ce rituel aide le corps à sentir qu’il peut se déposer, malgré le froid extérieur.
Quand consulter
Un avis médical est recommandé en cas de douleurs inhabituelles ou intenses, de troubles neurologiques, de fatigue extrême persistante, de fièvre, ou si l’état général se dégrade malgré le repos.
