Osteopathe Patrick Kuhn

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Remettre du mouvement sans brusquer le corps

Après le temps du ralentissement et de l’écoute, vient souvent, vers la mi-janvier, une phase de transition.
Quelque chose change subtilement. L’envie de bouger réapparaît, mais le corps reste prudent.

Il ne s’oppose pas au mouvement.
Il avance par essais, par ajustements.

Après plusieurs semaines de repos relatif, le mouvement ne revient pas d’un seul bloc.
Il se réinstalle progressivement, à condition de ne pas être forcé.

Quand le corps sort doucement de l’immobilité

L’hiver favorise naturellement une diminution du mouvement.
Le froid resserre les tissus, la lumière basse invite à l’économie, les gestes deviennent plus courts, plus retenus.

Lorsque l’on recommence à bouger, certaines sensations sont fréquentes :

  • raideur au lever,
  • dos moins souple,
  • articulations « rouillées »,
  • fatigue après un effort pourtant modeste.

Ces sensations ne sont pas des signaux d’alerte.
Elles indiquent simplement que le corps a besoin de progressivité pour retrouver sa mobilité.

Bouger n’est pas accélérer

Dans une lecture ostéopathique, la fluidité ne dépend pas de la quantité d’effort, mais de la qualité du mouvement.
Un geste lent, ample et respectueux des sensations est souvent plus bénéfique qu’une reprise rapide ou intense.

Dans l’approche inspirée de la médecine chinoise, l’hiver reste une saison de profondeur.
Même si la lumière recommence à augmenter, l’énergie n’est pas encore pleinement disponible pour l’expansion.

Là où le mouvement se bloque souvent

Après une période de ralentissement, le corps protège spontanément certaines zones clés :

  • la colonne vertébrale,
  • les hanches,
  • la nuque,
  • les épaules.

Ces protections ne sont pas des dysfonctionnements.
Elles sont des mécanismes de sécurité destinés à éviter une reprise trop brutale.

Les respecter permet au mouvement de redevenir fluide, sans lutte ni compensation.

Mini-rituel : réveiller la fluidité (3 à 5 minutes)

Chaque matin, prenez quelques minutes pour mobiliser l’ensemble des articulations, de la tête aux pieds.

  • Debout, les pieds bien ancrés au sol.
  • Commencez par la tête : tournez lentement le regard à droite puis à gauche, penchez la tête de chaque côté, puis réalisez des rotations douces dans un sens puis dans l’autre.
  • Effectuez de petits cercles avec les épaules en avant puisn en arrière.
  • Placez une main sous le coude opposé et faites tourner le coude, une fois en passant sous le bras, une fois au-dessus. Répétez des deux côtés.
  • Croisez les doigts et mobilisez les poignets dans les deux sens.
  • Réalisez ensuite quelques rotations lentes du bassin.
  • Genoux légèrement fléchis, effectuez des cercles dans les deux directions, puis des flexions/extensions.
  • Soulevez une jambe et mobilisez la cheville doucement.

Respirez calmement tout au long du rituel.

Ce temps ne cherche pas à étirer ni à forcer, mais à redonner au corps des repères de fluidité et de continuité.

Quand consulter

Un avis médical est recommandé en cas de douleur vive ou persistante, de blocage brutal, de perte de force, de douleurs nocturnes importantes, ou si les douleurs augmentent malgré une reprise douce et progressive du mouvement.

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QUESTIONS
FRÉQUENTES

Oui. Le corps sort lentement du ralentissement hivernal.

Cela dépend des sensations. Une reprise progressive est souvent mieux tolérée.

Parce que le corps n’a pas encore retrouvé toute sa souplesse et met en place des protections.

Un mouvement doux, régulier et adapté peut soutenir la récupération.

Si la fatigue ou les douleurs augmentent nettement après l’effort, c’est souvent le signe que le corps a été trop sollicité.

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