Osteopathe Patrick Kuhn

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Après les fêtes, retrouver un rythme qui respire

La période des fêtes est un temps particulier, souvent chargé de sens et d’émotions. On se retrouve en famille, avec ses proches. Il y a les échanges, les repas partagés, la joie des enfants.
C’est aussi et surtout une fête chrétienne : la célébration de la naissance de Jésus-Christ, un temps de réflexion, de transmission et de recueillement.

Mais pour le corps et le système nerveux, cette période est rarement neutre. Elle s’accompagne souvent de stress, de sollicitations multiples, d’horaires décalés, d’excès alimentaires, de stimulations lumineuses et sonores inhabituelles.

Une fois les fêtes passées, l’environnement extérieur se calme. Les messages se raréfient, les décorations disparaissent, le rythme ralentit. Pourtant, le corps ne se détend pas toujours immédiatement. Il peut rester en état de vigilance.

On observe alors fréquemment des signes résiduels de cette période intense : troubles digestifs, fatigue persistante, tensions musculaires, nervosité, sensation de flottement ou de baisse de moral.

Quand le calme extérieur n’apaise pas encore

À l’extérieur, tout semble revenu à la normale. Le silence reprend sa place, l’agitation s’estompe.
À l’intérieur, en revanche, le système nerveux peut rester stimulé.

Le corps s’adapte difficilement aux changements brusques de rythme. Retrouver un équilibre quotidien demande du temps, et quelques jours très denses peuvent suffire à perturber des ajustements patiemment installés. Le corps et l’esprit « tiennent », mais ont besoin de temps pour sortir de ce mode de compensation, en particulier après une période émotionnellement, socialement et physiquement sollicitante.

En hiver, ce phénomène est souvent accentué : la lumière naturelle est plus faible, la fatigue s’accumule, les capacités de récupération sont parfois diminuées.

Une lecture saisonnière : l’hiver demande du bas, du profond

Dans une approche inspirée de la médecine chinoise, l’hiver est une saison de descente de l’énergie. Il invite au ralentissement, à l’introspection, à la préservation des ressources.

Les fêtes, même lorsqu’elles sont vécues positivement, vont souvent à l’encontre de ce mouvement naturel. Elles stimulent, dispersent et sollicitent fortement l’organisme.

Retrouver un rythme : moins de force, plus de continuité

Retrouver un rythme ne passe pas nécessairement par une reprise intense ou des changements radicaux.

Sur le plan thérapeutique, ce sont souvent de petits repères réguliers qui soutiennent le mieux le système nerveux :

  • des horaires de coucher et de lever plus stables,
  • une alimentation simple, chaude et facile à digérer,
  • des temps de pause sans stimulation,
  • une attention portée à la respiration lorsque l’agitation mentale apparaît.

Ce qui soutient l’organisme dans la durée, ce n’est pas l’intensité des efforts.
C’est la régularité, la douceur et la répétition.

Mini-rituel : « revenir à la simplicité »

Quelques repères concrets :

  • Ne cherchez pas à « tout finir » après les fêtes : congelez les restes.
  • Passez du temps en extérieur, idéalement en nature.
  • Allongez légèrement l’expiration par rapport à l’inspiration, sans forcer.
  • Alternez marche et mobilisations douces du corps (type taïso) un jour sur deux.
  • Essayez de vous coucher avant 22h30.
  • Le soir, privilégiez la lecture et réduisez l’exposition aux écrans.
  • Accordez-vous le temps de faire les choses lentement, sans pression inutile.

Quand consulter

Un avis médical est recommandé en cas d’insomnie sévère et persistante, d’anxiété envahissante, de palpitations inhabituelles, de douleur thoracique, de fièvre, de symptômes neurologiques, ou si l’état général se dégrade.

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QUESTIONS
FRÉQUENTES

Parce que la fatigue physique peut coexister avec une hyperactivité du système nerveux. Le corps est épuisé, mais les mécanismes d’alerte restent actifs.

Oui. Les décalages horaires, les changements alimentaires et la charge émotionnelle peuvent perturber le sommeil pendant plusieurs jours.

Oui. Une respiration lente, en particulier avec une expiration légèrement prolongée, peut soutenir un retour progressif au calme en influençant le rythme interne.

Le mouvement est bénéfique, mais il est souvent préférable qu’il soit doux, régulier et progressif plutôt qu’intense dès la reprise.

Si les troubles du sommeil, l’agitation ou l’anxiété persistent, s’intensifient ou altèrent le quotidien, il est important d’en parler à un professionnel de santé.

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